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Douleurs articulaires en périménopause : causes et solutions

Femme tenant son épaule, un signe fréquent de douleurs articulaires en périménopause

Vous tendez la main vers le pot de sauce à spaghetti et il ne collabore pas du tout. Vous sortez du lit et vos genoux se manifestent avant votre réveil-matin. Vous voulez vous attacher les cheveux et votre épaule refuse de coopérer.

Si vous êtes dans la quarantaine ou la cinquantaine et que vous avez l’impression d’avoir vieilli de vingt ans du jour au lendemain, il y a un nom pour ce qui se passe, et ce n’est pas juste « vieillir ».

Les douleurs articulaires ne figurent sur presque aucune liste de « ce qui vous attend » en périménopause. Les bouffées de chaleur monopolisent l’attention. Mais une grande proportion des femmes rapportent des douleurs et de la raideur articulaire pendant cette transition, et il y a une vraie raison physique derrière ça, et les hormones en sont une cause physique bien réelle.1 Le vieillissement, le poids et l’inflammation liée à l’alimentation jouent également un rôle, mais l’aspect hormonal est moins souvent évoqué, et c’est précisément pour cette raison qu’il vaut la peine de mieux le comprendre.

Pourquoi la périménopause cause-t-elle des douleurs articulaires ?

Les estrogènes jouent un rôle anti-inflammatoire dans votre corps, et quand ils commencent à fluctuer en périménopause, ce sont vos articulations qui sentent la baisse en premier.

Voici une façon de visualiser ce qui se passe dans une articulation. Imaginez chacune d’elles (votre genou, votre jointure, votre épaule) comme un petit ballon scellé, coincé entre deux os. À l’intérieur de ce ballon se trouve un liquide glissant qui permet aux os de glisser l’un contre l’autre sans friction. Ce ballon porte un nom (la membrane synoviale), et le liquide à l’intérieur s’appelle le liquide synovial. Vous n’avez pas besoin de retenir tout ça… juste de savoir que ce petit système de coussin est ce qui permet à vos articulations de bouger tout en douceur.2

Ce ballon est tapissé de tissu couvert de récepteurs d’estrogènes, des cellules qui répondent directement aux estrogènes. Quand les niveaux d’estrogènes remplissent correctement leur rôle sans fluctuations irrégulières, ça aide à garder cette paroi calme et le liquide bien régulé. Quand les estrogènes commencent à monter et descendre (exactement ce qui arrive en périménopause) cet effet calmant devient inconsistant. Ça cause donc une inflammation de bas grade dans l’articulation. Pas une poussée dramatique, mais juste assez d’irritation pour que ça fasse mal, que ça soit raide, et que ça soit pire certains jours que d’autres.3

Une étude de 2021 qui a examiné directement le cartilage du genou a trouvé que les femmes atteintes d’arthrose avaient des niveaux significativement plus élevés de ces récepteurs d’estrogènes que les femmes qui n’en avaient pas, et que la perte d’estrogènes semble être un vrai facteur de risque de dégénérescence articulaire.4 C’est aussi pourquoi tant de femmes remarquent que leur douleur articulaire n’est pas constante : elle va et vient selon l’irrégularité de leur cycle ce mois-là, et certaines disent même que le temps qu’il fait (la pression atmosphérique, plus précisément) semble aggraver les choses, ce qui est cohérent avec à quel point ce système est sensible au changement.

Quelles articulations sont les plus touchées ?

Les mains, les genoux, les hanches et les épaules en écopent le plus, et les épaules en particulier peuvent développer une condition précise et particulièrement désagréable, qui mérite d’être connue par son nom.

Les genoux et les hanches portent le poids de votre corps, donc c’est souvent là que les changements articulaires liés aux hormones se manifestent, en plus de l’usure normale. Une revue plus large sur les estrogènes et la santé articulaire pointe vers les hanches comme une zone tout aussi touchée que le genou.5 Les mains sont aussi extrêmement courantes, surtout les petites articulations des doigts. Si vos mains vous font mal et que vous n’avez jamais eu de problème auparavant, la périménopause est une explication raisonnable à soulever avec votre fournisseur de soins.

La capsulite : celle dont personne ne vous parle

Il y a, dans à peu près tous les garages, un boyau d’arrosage oublié dehors tout l’hiver. Au printemps, il n’est pas juste raide… Il est plié dans une forme qui le rend inutilisable. C’est essentiellement ce qui arrive à une épaule qui perd tranquillement ses estrogènes depuis un an : ça ne s’annonce pas, ça se raidit lentement jusqu’au jour où attacher votre ceinture de sécurité dans la voiture devient une opération de déminage.

Les épaules méritent leur propre section, parce qu’il existe une condition précise : la capsulite rétractile. C’est une condition de plus en plus reconnue comme étant hormono-dépendante, et qui peut être franchement handicapante si elle est prise trop tard. Ça commence par une douleur, souvent quand vous tendez le bras derrière votre dos ou au-dessus de votre tête. Laissée à elle-même, la capsule de l’épaule peut s’épaissir et se raidir jusqu’au point où vous ne pouvez plus faire des gestes simples comme attacher votre soutien-gorge ou vous faire une queue de cheval. Ça touche les femmes plus souvent que les hommes, et ça se concentre fortement autour de la fin quarantaine.6

Pourquoi l’épaule spécifiquement ? Le tissu tendineux de l’épaule (incluant la coiffe des rotateurs, ce groupe de tendons qui enveloppe l’articulation) contient une concentration particulièrement élevée de récepteurs d’estrogènes et de progestérone chez les femmes post ménopausées — plus que chez les hommes du même âge.7 Une revue récente va plus loin, présentant l’épaule gelée comme un événement hormonal et métabolique qui touche tout le corps, plutôt qu’un simple problème mécanique de l’épaule, lié à la baisse d’estrogènes, à la fonction thyroïdienne et aux niveaux d’inflammation de façon plus large.8

Combien de temps dure une capsulite ? 

Sans traitement, ça peut prendre un à deux ans pour se résorber complètement, en passant par une phase « gelée » puis une phase de « dégel ». La bonne nouvelle c’est qu’un traitement précoce (physiothérapie, anti-inflammatoires, ou une injection de corticostéroïdes) est associé à un parcours plus court et moins douloureux. C’est exactement pourquoi il vaut mieux agir tôt plutôt que d’attendre que ça passe.9

Cela dit, ce n’est pas une histoire simple de « plus d’estrogènes, épaule en meilleure santé ». Une grande étude menée chez des femmes plus jeunes a trouvé que celles qui utilisent un contraceptif hormonal avaient en fait plus de risques de déchirures de la coiffe des rotateurs et d’autres problèmes d’épaule… pas moins!10 Les estrogènes ont clairement un effet sur le tissu de l’épaule… ce n’est juste pas une relation linéaire, et c’est un bon rappel que les décisions liées au traitement hormonal sont individuelles, pas universelles.

Il y a aussi un effet domino à connaître : la douleur à l’épaule change votre façon de bouger de ce côté, et cette asymétrie crée souvent une tension au cou que vous ne penseriez pas à relier à votre épaule. Si des maux de tête apparaissent en même temps que votre douleur à l’épaule, la tension causée par cette compensation peut en être la cause. Assurez-vous de mentionner tout ça à votre équipe de soins lors de votre prochain rendez-vous.

Douleurs articulaires en périménopause ou arthrite : comment faire la différence

C’est la question à se poser avant de sauter aux pires conclusions. La douleur articulaire liée à la périménopause a tendance à être diffuse, plutôt que confinée à une seule articulation. Elle fluctue d’un jour à l’autre ou d’une semaine à l’autre, et elle se manifeste par de la raideur ou une douleur sourde plutôt que par une inflammation visible. L’arthrite, elle, a tendance à être plus localisée, et s’accompagne de signes qui dépassent la douleur : une articulation rouge, chaude au toucher ou enflée est un signal que quelque chose de plus spécifique que les hormones est en jeu.11

Est-ce de l’arthrite ou de la périménopause ?

Selon la Dre Ariane Ouellet-Decoste, directrice médicale de Coral, quelques détails font toute la différence. Une douleur répartie sur plusieurs articulations, qui fluctue d’un jour à l’autre, et qui n’est accompagnée d’aucune chaleur, enflure ou rougeur visible, penche vers le portrait hormonal plutôt que vers l’arthrite. 

Une articulation chaude, enflée ou visiblement rouge (ou des antécédents familiaux de maladie articulaire auto-immune ou inflammatoire) est une raison de faire examiner cette articulation précise, puisque ça suggère que quelque chose d’autre que les hormones pourrait être en cause.

Comment la fatigue et la douleur s’alimentent l’une l’autre

Un mauvais sommeil ne fait pas juste vous fatiguer. Il augmente l’inflammation dans votre corps et aggrave la douleur articulaire déjà présente, ce qui vient ensuite perturber le sommeil davantage.

Si vous avez remarqué qu’une mauvaise nuit semble rendre vos articulations plus douloureuses le lendemain, ce n’est pas une coïncidence. Le sommeil, c’est le moment où votre corps réduit activement l’inflammation et garde votre système immunitaire fonctionnel. Quand la périménopause perturbe votre sommeil (et malheureusement, ça arrive souvent), cet entretien ne se fait pas aussi bien, et la perception de la douleur augmente. Une revue récente sur la douleur liée à la ménopause a identifié la perturbation du sommeil comme l’un des facteurs les plus constants qui aggravent la douleur musculosquelettique pendant cette transition, la décrivant comme un cycle à double sens : la douleur perturbe le sommeil, et le manque de sommeil amplifie la douleur.12

C’est aussi ici que le cortisol, la principale hormone de stress de votre corps, entre en jeu. Le stress chronique et le sommeil perturbé font tous les deux grimper le cortisol, et un cortisol élevé est lié à plus d’inflammation et à un seuil de douleur plus bas. C’est une raison de plus pour laquelle la fatigue et les douleurs articulaires en périménopause arrivent si souvent en duo plutôt que comme deux symptômes séparés et sans lien. Si vous vivez à la fois des symptômes de faible taux d’estrogènes et une fatigue qui ne lâche pas, il y a de fortes chances que ce soit connecté.

Approches naturelles pour soulager les douleurs articulaires

Ça semble contre-intuitif, mais le plus grand levier que la plupart des gens peuvent actionner, c’est de faire bouger l’articulation, pas de la mettre au repos. Un mouvement doux et constant (la marche, la nage, des exercices de mobilité) est associé à moins de douleur et de raideur avec le temps que de rester immobile, même si c’est inconfortable au début. Une revue portant spécifiquement sur la douleur au genou en périménopause confirme ça, présentant la physiothérapie et le mouvement régulier comme parmi les options non-pharmacologiques les mieux appuyées.13

Le fait de porter moins de poids sur vos articulations compte aussi. La gestion du poids est l’une des stratégies les plus systématiquement appuyées pour réduire la tension articulaire chez les femmes qui traversent des changements hormonaux, en plus d’une alimentation anti-inflammatoire en général (plus de légumes, moins d’aliments ultra-transformés et de sucre ajouté).14

Les oméga-3 et le curcuma reviennent constamment dans les forums sur la ménopause, et la réponse honnête, c’est que les données ne sont pas encore concluantes. Une étude de laboratoire de 2025 a trouvé que le curcuma combiné aux oméga-3 réduisait la douleur et protégeait le cartilage dans un modèle animal d’arthrose. C’est encourageant, mais ce n’est pas la même chose qu’une preuve que ça fonctionne ainsi chez les femmes en périménopause.15 C’est raisonnable d’essayer l’un ou l’autre pendant quelques mois, dans le cadre d’un plan plus large, idéalement en discutant avec la personne qui gère vos soins, plutôt que de s’attendre à ce que ce soit une solution miracle à elle seule.

L’hormonothérapie peut-elle aider à soulager les douleurs articulaires ?

Puisque la baisse d’estrogènes est un facteur central des douleurs articulaires liées aux hormones, le fait de les remplacer est l’une des approches de traitement les plus logiques qui existent, et c’est en partie pourquoi le traitement hormonal de la ménopause (THM) revient si souvent dans cette conversation. Un grand essai randomisé mené dans le cadre de la Women’s Health Initiative s’est penché spécifiquement sur les symptômes articulaires chez des femmes prenant des estrogènes seuls, et a trouvé une amélioration réelle et mesurable de la douleur et de la raideur articulaire, comparativement au placebo.16 Un autre essai de la même étude, portant sur l’effet de l’hormonothérapie sur l’arthrite rhumatoïde, a trouvé une tendance non significative vers de meilleurs scores de douleur articulaire, pas une solution infaillible, mais cohérente avec un effet réel qui reste encore à bien comprendre.17

Ça correspond à ce que la Dre Ouellet-Decoste observe cliniquement : plusieurs femmes qui commencent un traitement hormonal pour d’autres symptômes de la périménopause remarquent que leur douleur articulaire s’améliore aussi, même si ce n’était pas la raison de départ. L’hormonothérapie ne renverse pas les dommages articulaires déjà présents, mais en atténuant les bouffées de chaleur et en améliorant le sommeil, il peut apaiser le cycle inflammatoire évoqué plus haut dans cet article. C’est ce qui explique sans doute en partie pourquoi certaines femmes constatent une diminution significative de leurs douleurs articulaires quotidiennes une fois que leurs autres symptômes se sont atténués.

« C’est l’âge » n’est pas un diagnostic

Alors si vos genoux, vos mains ou vos épaules se comportent comme s’ils appartenaient à quelqu’un de vingt ans plus vieux, la solution n’est pas nécessairement plus d’étirements ou un nouveau matelas. C’est peut-être vos hormones. Les douleurs articulaires seules ne sont pas une raison suffisante pour entreprendre un traitement hormonal. Mais si vous composez aussi avec d’autres symptômes de la périménopause, votre équipe de soins Coral peut faire le point sur l’ensemble du portrait avec vous et déterminer quelles sont vos options.


Avertissement : Les informations fournies ici sont fournies uniquement à titre informatif uniquement. Elles ne constituent pas un avis médical. Consultez toujours votre médecin ou votre prestataire de soins de santé pour déterminer ce qui convient le mieux à vos besoins de santé individuels.

Bien que nous utilisions le mot « femmes » par souci de simplicité, nous reconnaissons que la ménopause et la périménopause peuvent toucher des personnes de diverses identités de genre. Notre objectif est de soutenir toute personne qui vit ces changements.

Sources:

  1. Ertmane, E., & Lulle, A. (2026). Menopause-associated pain: a decade review of patterns, determinants, and research priorities. Menopause (New York, N.Y.), 10.1097/GME.0000000000002842. Advance online publication. https://doi.org/10.1097/GME.0000000000002842 ↩︎
  2. Hui, A. Y., McCarty, W. J., Masuda, K., Firestein, G. S., & Sah, R. L. (2012). A systems biology approach to synovial joint lubrication in health, injury, and disease. Wiley interdisciplinary reviews. Systems biology and medicine, 4(1), 15–37. https://doi.org/10.1002/wsbm.157 ↩︎
  3. Roman-Blas, J. A., Castañeda, S., Largo, R., & Herrero-Beaumont, G. (2009). Osteoarthritis associated with estrogen deficiency. Arthritis research & therapy, 11(5), 241. https://doi.org/10.1186/ar2791 ↩︎
  4. Hughbanks, M. L., Rodriguez-Fontan, F., Kleck, C. J., & Burger-Van der Walt, E. (2021). Estrogen receptor Alpha in human knee articular cartilage of healthy and osteoarthritic females. Journal of orthopaedics, 27, 1–8. https://doi.org/10.1016/j.jor.2021.08.005 ↩︎
  5. Zhao, H., Yu, F., & Wu, W. (2025). The Mechanism by Which Estrogen Level Affects Knee Osteoarthritis Pain in Perimenopause and Non-Pharmacological Measures. International journal of molecular sciences, 26(6), 2391. https://doi.org/10.3390/ijms26062391 ↩︎
  6. Mullen, J. P., Hauer, T. M., Lau, E. N., & Lin, A. (2025). Adhesive Capsulitis of the Shoulder. Arthroscopy : the journal of arthroscopic & related surgery : official publication of the Arthroscopy Association of North America and the International Arthroscopy Association, 41(7), 2176–2178. https://doi.org/10.1016/j.arthro.2025.03.027 ↩︎
  7. Longo, U. G., Mazzola, A., Carotti, S., Francesconi, M., Catapano, S., Magrì, F., Perrone, G., Morini, S., De Salvatore, S., & Denaro, V. (2021). The role of estrogen and progesterone receptors in the rotator cuff disease: a retrospective cohort study. BMC musculoskeletal disorders, 22(1), 891. https://doi.org/10.1186/s12891-021-04778-5 ↩︎
  8. Navarro-Ledesma S. (2025). Frozen Shoulder as a Systemic Immunometabolic Disorder: The Roles of Estrogen, Thyroid Dysfunction, Endothelial Health, Lifestyle, and Clinical Implications. Journal of clinical medicine, 14(20), 7315. https://doi.org/10.3390/jcm14207315 ↩︎
  9. Mullen, J. P. (6) ↩︎
  10. Omurzakov, A., Omurzakov, A. M., Burkhart, R. J., Shah, A. K., Abid, R., Voos, J. E., Calcei, J. G., & Apostolakos, J. M. (2026). Systemic Hormonal Contraceptive Use Is Associated With Greater Odds of Rotator Cuff Tears, Shoulder Instability, Dislocation, and Other Shoulder Pathologies: A Propensity Matched Epidemiological Study. Arthroscopy : the journal of arthroscopic & related surgery : official publication of the Arthroscopy Association of North America and the International Arthroscopy Association, 10.1002/arj.70201. Advance online publication. https://doi.org/10.1002/arj.70201 ↩︎
  11. Manno R. L. (2026). Joint pain and menopause. Menopause (New York, N.Y.), 33(3), 358–360. https://doi.org/10.1097/GME.0000000000002756 ↩︎
  12. Ertmane, E. (1) ↩︎
  13. Zhao, H. (5) ↩︎
  14. Roman-Blas, J. A. (3) ↩︎
  15. Jhun, J., Lee, D., Na, H. S., Cho, K. H., Lee, S. Y., Lee, J. S., Lee, Y. J., Kim, S. J., Park, S. H., & Cho, M. L. (2025). Curcumin and omega-3 ameliorate experimental osteoarthritis progression in terms of joint pain and mitochondrial dysfunction. Journal of inflammation (London, England), 22(1), 27. https://doi.org/10.1186/s12950-025-00453-x ↩︎
  16. Chlebowski, R. T., Cirillo, D. J., Eaton, C. B., Stefanick, M. L., Pettinger, M., Carbone, L. D., Johnson, K. C., Simon, M. S., Woods, N. F., & Wactawski-Wende, J. (2013). Estrogen alone and joint symptoms in the Women’s Health Initiative randomized trial. Menopause (New York, N.Y.), 20(6), 600–608. https://doi.org/10.1097/GME.0b013e31828392c4 ↩︎
  17. Walitt, B., Pettinger, M., Weinstein, A., Katz, J., Torner, J., Wasko, M. C., Howard, B. V., & Women’s Health Initiative Investigators (2008). Effects of postmenopausal hormone therapy on rheumatoid arthritis: the women’s health initiative randomized controlled trials. Arthritis and rheumatism, 59(3), 302–310. https://doi.org/10.1002/art.23325 ↩︎

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