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La véritable cause des infections urinaires récurrentes à partir de la quarantaine

Un robinet d'argent qui fuit, symbolisant le cycle des infections urinaires à répétition et les symptômes urinaires liés à la périménopause.

Petit indice : ce n’est probablement pas une question d’hygiène

Si les infections urinaires (et les prescriptions d’antibiotiques qui les accompagnent généralement) deviennent un problème de plus en plus fréquent et désagréable lorsque vous atteignez la quarantaine ou la cinquantaine, vous n’êtes pas la seule. À cet âge, les infections urinaires fréquentes constituent un symptôme courant de la périménopause.

Les origines biologiques de ce changement

Au cours de la ménopause, la baisse naturelle des taux d’œstrogènes et de testostérone entraîne des changements physiques au niveau de l’ensemble de l’appareil urogénital.

Amincissement des tissus

Les muqueuses de la vulve, du vagin et de la vessie s’amincissent, perdent de leur élasticité et sont plus sujettes aux micro-déchirures.

Augmentation du pH

L’œstrogène maintient un environnement acide dans le vagin qui empêche les « mauvaises » bactéries de s’y installer. Lorsque le taux d’œstrogènes diminue, le pH augmente, ce qui permet aux bactéries responsables des infections urinaires (comme E. coli) de migrer et de s’y multiplier.

Modification du microbiome

Aans soutien hormonal, les « bonnes » bactéries disparaissent, ce qui revient à éliminer la première ligne de défense de vos voies urinaires.

Pourquoi les antibiotiques et le jus de canneberge ne suffisent pas

Si les compléments alimentaires à base de canneberge peuvent apporter une aide mineure en empêchant les bactéries d’adhérer à la paroi de la vessie, ils ne peuvent pas reconstituer la barrière biologique que vos hormones assuraient auparavant. Se fier uniquement à ces compléments retarde souvent le traitement médical efficace dont vos tissus ont réellement besoin.

La stratégie infaillible : mieux vaut prévenir que guérir

Les antibiotiques sont très efficaces pour combattre une infection aiguë, mais ils ne permettent pas de prévenir complètement son apparition.

1. Traitement hormonal local

L’œstrogène local à faible dose (crèmes, anneaux, ovules ou comprimés) ou la DHEA par voie vaginale sont la référence en la matière et peuvent réduire jusqu’à 50 % le risque de récidive d’infections urinaires1. Comme ces traitements sont localisés, ils ne sont pratiquement pas absorbés par l’organisme et sont extrêmement sûrs pour la grande majorité des femmes.

2. Alternatives orales

Pour celles qui préfèrent ne pas utiliser de produits vaginaux, des options telles que l’ospémifène peuvent offrir des bienfaits systématiques pour les tissus vaginaux et vésicaux.

3. Prise en charge précoce

Contrairement aux bouffées de chaleur, les symptômes du syndrome génito-urinaire de la ménopause (SGUM) ne disparaissent pas d’eux-mêmes ; ils s’aggravent progressivement à mesure que les taux hormonaux restent bas. Il n’est jamais trop tard pour commencer, mais un traitement précoce permet d’éviter les troubles chroniques et les dysfonctionnements de la vessie.

Conseils pour défendre vos intérêts : comment parler à votre médecin

Lors de votre prochaine consultation :

  • Demandez à ce qu’on vous propose une option « locale » : « Je souffre d’infections urinaires récurrentes et je soupçonne que cela est lié à la ménopause. Pourrions-nous discuter d’un traitement hormonal local pour traiter la cause initiale ? »
  • Faites valoir les données scientifiques : « J’ai entendu dire que l’œstrogène local était sans danger pour la plupart des femmes. Pourrions-nous passer en revue les données les plus récentes ? »
  • N’attendez pas : si vous suivez actuellement un traitement antibiotique pour une infection urinaire, c’est le moment idéal pour aborder la question de la prévention pour ne pas vous retrouver à la clinique dans six semaines pour une nouvelle prescription.

Mettez fin au cercle vicieux des antibiotiques et rétablissez l’équilibre de vos tissus vaginaux et vésicaux ainsi que de votre pH. Prenez rendez-vous avec Coral pour voir si un soutien hormonal local pourrait être la pièce manquante du casse-tête de votre santé.


Avertissement : Les informations fournies ici sont fournies uniquement à titre informatif uniquement. Elles ne constituent pas un avis médical. Consultez toujours votre médecin ou votre prestataire de soins de santé pour déterminer ce qui convient le mieux à vos besoins de santé individuels.

References

  1. Tan-Kim J, Shah NM, Do D, Menefee SA. Efficacy of vaginal estrogen for recurrent urinary tract infection prevention in hypoestrogenic women. Am J Obstet Gynecol. 2023 Aug;229(2):143.e1-143.e9. doi: 10.1016/j.ajog.2023.05.002. Epub 2023 May 11. PMID: 37178856. ↩︎

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