
Pratiquer l’art de la persévérance polie
Pour célébrer le Mois de l’histoire des femmes et la Journée internationale des femmes, nous ne nous contentons pas de regarder vers le passé, nous regardons vers l’avenir en contribuant à façonner l’avenir des soins de santé.
Trop souvent, on dit aux femmes en périménopause que leurs symptômes sont « simplement dus au stress » ou « normaux liés à l’âge ». Ce n’est pas seulement dénigrant , c’est préjudiciable. Nous travaillons d’arrache-pied pour changer cela afin que toutes les femmes puissent bénéficier des soins qu’elles méritent, dans la dignité et le respect.
Les données derrière la mise à l’écart
Les statistiques sur l’expérience des femmes en matière de soins de santé rappellent de manière saisissante pourquoi il est souvent si important de se défendre soi-même pour obtenir de bons résultats.
- Dans une enquête récente, près de 50 % des femmes ont déclaré qu’un professionnel de la santé avait rejeté leurs préoccupations ou leur avait dit que leurs symptômes étaient « purement psychologiques ».1
- Environ 40 % des facultés de médecine canadiennes n’ont pas de programme officiel sur la ménopause.2
- Moins de 10 % des résidents dans les spécialités clés (médecine familiale, médecine interne et obstétrique/gynécologie) se sentent prêts à traiter les femmes ménopausées à la fin de leurs études, dont une étude montrant que seulement 6,8 % se sentent suffisamment préparés.3
- Une enquête réalisée en 2019 a révélé que 20,3 % des résidents n’avaient reçu aucun cours sur la ménopause pendant leur formation.4
Votre boîte à outils pour prendre votre place en santé
Prendre sa place n’est pas être « difficile », c’est être diligent. Voici votre trousse à outils pour votre prochain rendez-vous.
5 questions à poser à votre médecin
Si vous pensez que vos symptômes sont d’origine hormonale, ces 5 exemples de questions vous aideront à déterminer si vous êtes au bon endroit.
1. « J’ai lu que les plus récentes directives sur le THM ont vraiment changé le discours sur la sécurité. Qu’en pensez-vous ? »
Pourquoi cela fonctionne : cela vous présente comme un partenaire informé et engagé dans votre santé et permet de vérifier que le médecin est au courant des dernières évidences en matière d’hormonothérapie.
2. « Je ressens [insérez vos symptômes ici] depuis quelque temps. Pourrions-nous voir si cela est lié à mes hormones ?
Pourquoi cela fonctionne : cela énonce clairement vos symptômes et indique que vous souhaitez en déterminer la cause profonde.
3. « Je souhaite désormais être proactive en ce qui concerne mon cœur et mes os. Pouvons-nous aller au-delà d’un simple bilan cholestérol, par exemple avec un test ApoB et une ostéodensitométrie de référence ?
Pourquoi cela fonctionne : c’est un moyen efficace de déplacer l’attention de la « résolution d’un problème » vers la « longévité préventive ».
4. « Certains de mes résultats sanguins sont dans la norme, mais je ne me sens toujours pas bien. Traitez-vous en fonction des chiffres ou de mes symptômes ? »
Pourquoi cela fonctionne : c’est le « test d’affinité » ultime. Vous devez savoir si le médecin est du genre à « traiter le papier » ou à « traiter la personne »..
5. « Je ne suis pas du genre à attendre de voir venir quand il s’agit de ma santé. Pouvons-nous discuter de ce que nous pouvons faire dès maintenant pour anticiper les problèmes potentiels ?
Pourquoi cela fonctionne : cela établit des attentes claires pour la relation thérapeutique. Cela indique au médecin que vous ne comptez pas souffrir en silence jusqu’à ce que la ménopause « complète » survienne.
L’art d’insister avec tact
If you feel dismissed or are told “your labs are fine” when you don’t feel fine, here are a 3 productive replies to keep the conversation open:
1. Quand on vous dit : « C’est juste le stress/le vieillissement normal. »
La réponse : « Je comprends que le stress/le vieillissement puisse jouer un rôle, mais ces symptômes sont nouveaux/différents et affectent ma qualité de vie. Je voudrais exclure toute fluctuation hormonale. Quelle est la prochaine étape ? »
2. Quand on vous dit : « Vous êtes trop jeune pour être en périménopause. »
La réponse : « Je comprends que la périménopause peut commencer à la fin de la trentaine ou au début de la quarantaine. Étant donné que je présente [vos symptômes], je considère que je suis probablement en périménopause et j’aimerais trouver un moyen de mieux me sentir»
3. Quand ils refusent un test ou un traitement :
La réponse efficace : « Je comprends que vous ne jugiez pas ce test nécessaire pour le moment. Pourriez-vous noter ma demande dans mon dossier et indiquer qu’elle a été refusée ? J’aimerais avoir une trace de notre processus décisionnel. »
Vous le valez bien !
Alors que nous célébrons les progrès réalisés par les femmes partout dans le monde, nous tenons également à souligner que l’autonomie sociale demande des efforts et de l’énergie. Ce n’est pas toujours facile, mais votre santé à long terme en vaut la peine ! Chez Coral, nous pensons que les meilleurs soins de santé sont prodigués lorsque le patient est un partenaire à part entière dans le processus. Vous méritez un prestataire qui écoute autant vos « pourquoi » que vos « quoi ».
Références et sources
- Sarrel, P. M. (2013). The Mortality Toll of Estrogen Avoidance in Younger Postmenopausal Women. American Journal of Public Health, 103(9).
- Source: KFF (Kaiser Family Foundation) Women’s Health Survey (2022).
- Sperry, S. L. C., et al. (2020). Menopause Education in Canadian Undergraduate Medical Curricula. Journal of Obstetrics and Gynaecology Canada.
- Kling, J. M., et al. (2019). Menopause Management Training in Residency Programs. Mayo Clinic Proceedings.
- Shen, W., et al. (2019). The Menopause Gap: Residency Training in Menopause Management.
- Chen, E. H., et al. (2008). Gender disparity in analgesic treatment of abdominal pain in the emergency department. Academic Emergency Medicine, 15(5), 414–418.
- NAMS (2022). The 2022 Hormone Therapy Position Statement of The North American Menopause Society. Menopause, 29(7), 767–794.
Avertissement : Les informations fournies ici sont fournies uniquement à titre informatif uniquement. Elles ne constituent pas un avis médical. Consultez toujours votre médecin ou votre prestataire de soins de santé pour déterminer ce qui convient le mieux à vos besoins de santé individuels.



