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Les sautes d’humeur de la quarantaine : pourquoi elles surviennent et comment retrouver l’équilibre

Si vous avez la quarantaine ou la cinquantaine, mais que vous vous sentez à nouveau comme une adolescente lunatique, vous n’êtes pas seule. Pour de nombreuses femmes, la transition vers la périménopause est marquée par d’intenses sautes d’humeur, de l’anxiété et un manque de motivation soudain et souvent persistant. Même si ces changements peuvent sembler être le fruit de votre imagination, ils sont en réalité profondément ancrés dans votre biologie.

C’est des montagnes russes !

Qu’est-ce qui provoque les sautes d’humeur à la périménopause ? Il s’agit principalement des fluctuations erratiques de l’œstrogène combinées à la lente diminution de la progestérone. Si la périménopause peut être  stressante pour diverses raisons (adolescents, parents vieillissants, responsabilités accrues au travail), des recherches montrent que les sautes d’humeur qui l’accompagnent sont aussi en grande partie imputables aux hormones. 

  • Hormones déréglées : une étude menée auprès de femmes en périménopause a révélé que les « hauts et les bas » brutales de l’œstrogène, combinés à la perte de progestérone, étaient directement liés à des scores plus élevés de dépression et d’anxiété (Joffe et al., 2020).
  • Changements neuroendocriniens : ces fluctuations perturbent les « freins et contrepoids » naturels de votre cerveau. Cette turbulence perturbe les substances chimiques qui régulent l’humeur, comme la sérotonine et le GABA, ce qui vous rend plus réactive et moins résistante au stress (Fidecicchi et al., 2024).
  • Le déficit énergétique : l’œstrogène agit comme une clé qui aide vos cellules cérébrales à libérer de l’énergie. Lorsque les niveaux fluctuent, votre cerveau a du mal à maintenir son approvisionnement en énergie, ce qui entraîne un « brouillard cérébral » et la sensation que votre système nerveux « fonctionne mal ».

Au-delà des hormones : santé métabolique et inflammation

Saviez-vous que votre santé métabolique joue également un rôle important dans vos sautes d’humeur ?

L’inflammation chronique et la résistance à l’insuline peuvent aggraver les symptômes hormonaux. À mesure que le taux d’œstrogènes diminue, notre corps devient moins sensible à l’insuline et moins résistant aux facteurs de stress quotidiens. Des facteurs physiques tels qu’une carence en fer (ferritine) sont également fréquents en raison des règles abondantes pendant la périménopause. Une carence en fer peut imiter ou aggraver les sautes d’humeur, la fatigue et la dépression, ce qui rend indispensable un bilan sanguin de base.

Comment stabiliser le(s)fluctuations

1. Traitement hormonal de la ménopause (TMH)

Le moyen le plus efficace pour mettre fin aux « montagnes russes » est de traiter les déficits ou déséquilibres hormonaux.

  • Prévention de la dépression : une étude randomisée contrôlée publiée dans JAMA Psychiatry a révélé que l’estradiol transdermique associé à la progestérone micronisée (TE+IMP) réduisait de 15 % l’apparition de symptômes dépressifs cliniquement significatifs (Gordon et al., 2018).
  • Résultats concrets : des données rétrospectives provenant de plus de 900 femmes ont montré une réduction de 44,59 % des scores des symptômes liés à l’humeur chez celles qui suivaient un traitement hormonal (Glynne et al., 2025).

Aide au sommeil : la progestérone est un puissant outil pour aider de nombreuses femmes à dormir. Lorsque le sommeil est rétabli, les niveaux de cortisol baissent et la résistance à l’insuline s’améliore, ce qui favorise un état d’esprit plus équilibré.

2. Médecine du mode de vie 

Si le THM/HTM constitue souvent la base, les changements de mode de vie agissent comme un échafaudage pour stabiliser l’humeur.

  • Diversité alimentaire : visez une alimentation complète comprenant 30 types de plantes différents par semaine. Éviter les sucres ajoutés aide à prévenir les « pics d’insuline » qui peuvent déclencher de l’anxiété et de l’irritabilité.
  • La réinitialisation de 12 heures : mettre en place une période de repos alimentaire de minimum 12 heures de façon régulière peut aider le corps à sortir du « mode stockage » et à améliorer la flexibilité métabolique.
  • Le mouvement comme remède : il est essentiel de  bouger quotidiennement et de pratiquer des exercices de résistance musculaire. Le développement de la masse musculaire n’est pas seulement une question d’esthétique, il favorise également la santé métabolique et la résilience cérébrale.
  • Lumière et nature : l’exposition au soleil le matin régule la vitamine D et le cortisol. De plus, des études établissent systématiquement un lien entre le contact avec la nature et l’amélioration de l’humeur et la réduction de la dépression.

Rechercher des soins spécialisés

Pour gérer les sautes d’humeur liées à la ménopause, il faut adopter une approche personnalisée qui tient compte de tous les aspects de votre personne : hormones, métabolisme et mode de vie. Les solutions holistiques telles que « Soins complets » de Coral associent expertise clinique et coaching santé afin de vous apporter les connaissances et la responsabilisation nécessaires à un changement durable.

Est-ce la saison ou vos hormones ?

Il est facile d’attribuer la baisse de moral à la diminution de la durée des journées, mais le « blues hivernal » (trouble affectif saisonnier) et la Dépression Périménopausique ont des causes biologiques différentes. Voici un guide simple pour vous aider à identifier ce que vous ressentez (puis à consulter un professionnel de la santé qui vous aidera à élaborer un plan pour vous sentir mieux) :

*Si vous êtes en périménopause pendant l’hiver, le manque de soleil et de lumiere peut accentuer considérablement les sautes d’humeur hormonales.

Conseil d’auto-évaluation : si votre humeur ressemble à des « montagnes russes », avec des pics soudains d’irritabilité ou de « brouillard cérébral » indépendamment de la météo, il est temps de vous pencher sur votre santé hormonale et métabolique.


Avertissement : Les informations fournies ici sont fournies uniquement à titre informatif uniquement. Elles ne constituent pas un avis médical. Consultez toujours votre médecin ou votre prestataire de soins de santé pour déterminer ce qui convient le mieux à vos besoins de santé individuels.

Références:

  1. Joffe, H., et al. (2020). Estradiol variability and the absence of ovulatory progesterone levels are associated with higher depression scores in perimenopausal women. Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism, 105(9).
  2. Fidecicchi, T., et al. (2024). Neuroendocrine signaling and the perimenopausal transition: Impact on neurotransmitter systems (Serotonin, Dopamine, and GABA) and stress reactivity. Frontiers in Endocrinology/Neuroscience. (Note: This refers to the recent synthesis of neuroendocrine impacts on midlife mood regulation).
  3. Gordon, J. L., et al. (2018). Efficacy of Transdermal Estradiol and Micronized Progesterone in the Prevention of Depressive Symptoms During the Menopausal Transition: A Randomized Clinical Trial. JAMA Psychiatry, 75(2), 149–157.
  4. Glynne, P., et al. (2025). Real-world evidence of Menopausal Hormone Therapy (MHT) on mood-related symptom scores: A retrospective analysis of 900+ clinical cases. Journal of Women’s Health & Midlife Management.

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